Une histoire de cinéma, de territoire et de rencontres
Tout a commencé avec une bande de bénévoles, réunis autour d’une même envie : faire découvrir autrement le cinéma et mettre en lumière ce qui se crée ici, en Occitanie.
À l’origine, le festival se tenait le premier jour de l’automne. Il portait alors naturellement le nom de Cinéma d’Automne.
Mais derrière ce nom, il y avait déjà une ligne éditoriale claire, une ligne qui, dix ans plus tard, reste au cœur de notre projet : défendre un cinéma de qualité, favoriser la rencontre entre les œuvres, celles et ceux qui les font, et celles et ceux qui les regardent, et porter un regard particulier sur la création cinématographique de notre région.

Une histoire qui a trouvé son lieu
Castelnaudary s’est imposé tel un lieu d’implantation privilégié.
L’accueil de la ville et le soutien de la municipalité ont largement contribué à ce choix. Mais il y avait aussi une évidence géographique et symbolique : Castelnaudary se trouve au cœur de l’Occitanie.
Un territoire de passage, de rencontres et de circulation, qui correspondait finalement assez bien à l’idée que nous nous faisions du cinéma.

Car le cinéma aussi voyage.
Il circule d’un territoire à l’autre, d’une histoire à l’autre, d’un regard à l’autre. Il permet de découvrir ce qui nous entoure comme ce qui nous est étranger.
Castelnaudary est ainsi devenue le point d’ancrage d’une aventure qui, elle, n’a jamais cessé de regarder au-delà de ses frontières.
De « Cinéma d’Automne » à « Cinéma d’Automne et Divers »
De « Cinéma d’Automne » à « Cinéma d’Automne et Divers »
Au fil du temps, le projet s’est élargi.
Le cinéma ne se résume pas à une salle obscure, à un écran et à une projection.
Il peut être une rencontre.
Il peut être une discussion.
Il peut être une transmission.
Il peut être une expérience collective.
Il peut aussi devenir un moyen de faire, de créer et de comprendre.

C’est de cette évolution qu’est né le « et Divers ».
Divers, parce que notre mission est aussi d’aller à la rencontre des publics, notamment des plus jeunes.
Nous proposons des programmations qui permettent de former les regards, d’apprendre à regarder une œuvre, à la questionner, à comprendre les choix d’un réalisateur et à développer une véritable éducation à l’image.
Et nous voulons aller plus loin encore.
Des ateliers permettent aux participants de passer de l’autre côté de l’écran : imaginer, écrire, filmer, monter, raconter… jusqu’à réaliser eux-mêmes de petites œuvres.
Le spectateur peut alors devenir acteur.
Et c’est peut-être là l’une des ambitions essentielles de l’association : ne pas seulement montrer le cinéma, mais donner les moyens de le comprendre, de le partager et parfois même de le faire.
Une aventure humaine
Derrière le festival et l’association, il y a avant tout des femmes et des hommes.
Parmi ceux qui ont porté le projet à ses débuts : Vincent Choquet, Jessica Ortis, Patrick Comminges, Cyril Tena et Denys Clabaut, aux côtés de nombreux autres bénévoles qui, au fil des années, ont contribué à faire vivre cette aventure.
Car un festival ne tient pas seulement à sa programmation.
Il tient aux heures passées à préparer, accueillir, installer, communiquer, accompagner les invités, imaginer de nouvelles propositions, trouver des solutions lorsque rien ne se passe comme prévu.
Il tient surtout à une énergie collective.
Pour les bénévoles de Cinéma d’Automne et Divers, le festival est devenu bien plus qu’un rendez-vous culturel.
C’est une bouffée d’air et un moment de solidarité dans le déclin de l’été, en route vers l’hiver.
Une manière de prolonger quelque chose de l’été tout en ouvrant une nouvelle saison.
Dix années pour grandir
En dix ans, le festival a grandi.
Les publics se sont développés.
La communication s’est renforcée.
L’organisation s’est structurée et rodée.
La visibilité du rendez-vous s’est accrue.
Et surtout, les propositions se sont diversifiées.
L’association a progressivement renforcé son travail en direction des professionnels et imaginé de nouvelles formes de rencontres et d’échanges.


Cette progression n’a pourtant jamais fait disparaître l’idée initiale.
Au contraire.
Elle lui a permis de prendre de l’ampleur.
Traverser les tempêtes
Une histoire associative n’est jamais une histoire linéaire.
Il y a eu des moments de doute, des périodes difficiles et des ruptures.
La crise du Covid a profondément bouleversé le monde culturel et n’a pas épargné le festival.
Il y a également eu la séparation avec l’association qui était initialement porteuse de la manifestation.
Ces épisodes ont obligé le projet à se réinventer.
Mais ils ont aussi confirmé quelque chose : lorsqu’un projet repose sur une équipe, des bénévoles, des partenaires et une véritable envie de faire vivre le cinéma, il peut évoluer sans perdre son identité.
Des visages et des voix
Au fil des éditions, le festival a eu la chance d’accueillir de nombreuses personnalités du cinéma.
Bruno Putzulu, Michel Ocelot, Florence Miailhe, Bernard Lecoq, Alain Cavalier, Frédéric Pierrot, Julie Gayet, Dominique Moll, Philippe Rebot…Des réalisateurs, des comédiens, des auteurs et des professionnels venus partager leurs films, leurs expériences et leurs regards.
Ces rencontres sont précieuses parce qu’elles permettent de faire tomber la distance qui existe parfois entre le public et ceux qui fabriquent les œuvres.
Pendant quelques heures, un film n’est plus seulement un film.
Il devient une histoire racontée par celui ou celle qui l’a imaginée.
Aujourd’hui, le festival a changé de nom.
Cinéma d’Automne est devenu Cinéma d’Ici.
Mais le changement de nom ne signifie pas un changement de cap.
Il affirme au contraire une conviction devenue centrale : notre région est un territoire de cinéma.
Des films y sont écrits, produits, tournés, fabriqués. Des professionnels y travaillent. Des talents y émergent.
Et le festival veut être l’un des endroits où cette richesse peut être montrée, partagée et célébrée.
Cinéma d’Ici est devenu un moment attendu.
Un rendez-vous qui ouvre une nouvelle saison culturelle et cinématographique.
Un temps où l’on se retrouve.
Un temps où l’on découvre.
Un temps où l’on échange.
Un temps où l’on porte un regard sur ce que le cinéma a offert de meilleur à notre région et à celles et ceux qui la font vivre.
Et demain ?
L’histoire n’est pas terminée.
Elle continue avec les bénévoles, les artistes, les professionnels, les partenaires, les jeunes qui découvrent le cinéma, les spectateurs fidèles et ceux qui poussent pour la première fois la porte d’une projection.
Parce qu’au fond, depuis le premier Cinéma d’Automne, l’idée reste la même :
faire du cinéma un espace de rencontre.

Rencontre entre une œuvre et un public.
Entre un professionnel et un spectateur.
Entre une génération et une autre.
Entre un territoire et ceux qui le racontent.
Et peut-être surtout, entre nous.
Car le cinéma est une fenêtre ouverte sur le monde.
Cinéma d’Ici – L’Occitanie sur grand écran est notre manière de l’ouvrir, ici, en Occitanie.
